Elections Municipales 2026

- Elections Municipales saint-Raphaël 2026
- Frédéric MASQUELIER, maire de Saint-Raphaël, officialise sa candidature 2026
- Frédéric MASQUELIER Saint-Raphaël
- Emmanuelle COCUSSE en campagne électorale 2026
- Emmanuelle COCUSSE Saint-Raphaël
- Guillaume JUBLOT en campagne électorale 2026
- Guillaume JUBLOT Saint-Raphaël
- Olivier REVAH en campagne électorale 2026
- Olivier REVAH Saint-Raphaël
- Ma ville, ma planète en campagne électorale 2026
Elections Municipales saint-Raphaël 2026
Pour la course à la mairie au sein de notre Cité Raphaëloise !
Frédéric MASQUELIER, maire de Saint-Raphaël, officialise sa candidature 2026
Frédéric MASQUELIER
"Ensemble, aujourd'hui et pour demain"
Frédéric MASQUELIER Saint-Raphaël
Municipales 2026 : le maire de Saint-Raphaël Frédéric Masquelier annonce officiellement sa candidature
Depuis ce mardi 27 janvier 2026, l’équipe de militants du premier magistrat de la commune de Saint-Raphaël a entrepris de distribuer un tract officialisant son statut de candidat aux municipales.
Hasard du calendrier ou pas, c’est ce mardi 27 janvier 2026, presque en même temps que son homologue fréjusien David Rachline, que le maire de Saint-Raphaël Frédéric Masquelier a officialisé sa candidature aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
Contacté par téléphone par Var-matin en milieu de matinée, il a confirmé que la distribution de ses tracts dans les boîtes à lettres des Raphaëlois débutait le jour même.
Le document, sur lequel celui qui dirige la municipalité depuis un mandat apparaît en photo, tient sur une page.
«Depuis plus de huit ans, un lien nous unit, peut-on y lire. Un lien de confiance, d’engagement commun et de fidélité. Vous m’avez confié le destin de notre ville pour en faire notre fierté. J’en mesure chaque jour l’exigence, le poids et l’honneur ».
«Des avancées visibles et concrètes »
S’il est vrai que le premier magistrat a pris son temps avant d’annoncer sa candidature, son souhait de se représenter ne faisait pas de doute.
«Je veux finir le travail en cours car il y a encore de grands projets comme celui de la Promenade des bains, expliquait-il dans nos colonnes il y a un an. Je suis dans la continuité, pas la rupture. Si les Raphaëlois me font confiance, je veux pouvoir finir tout ce qui est engagé ».
Dans sa lettre adressée à ses administrés, le successeur de Georges Ginesta explique ses motivations : «Gouverner une ville, ce n’est pas seulement cumuler des succès. Il y a eu des avancées visibles et concrètes : une sécurité préservée, une attractivité renforcée, un dynamisme réaffirmé. Il y a eu des temps difficiles : la crise sanitaire, les inondations,les mutations profondes de notre mode de vie. Je ne les occulte pas,car c’est en assumant nos forces comme nos faiblesses que nous renforçons notre crédibilité. Tout au long de ce mandat, j’ai agi avec conscience, énergie et détermination pour répondre à vos attentes, vous projets, vos rêves. J’ai appris à vous connaître, à vous comprendre et surtout à vous servir avec dévouement, sans céder aux facilités du moment ni aux promesses illusoires ».
Pas d’étiquette... Ni de concurrence du RN
S’il a choisi de ne pas entrer, pour l’instant, dans les détails de son programme, l’édile évoque «un chemin d’exigence, de sérieux et de devoir ».
«Je crois à la valeur du temps long, à l’intégrité de notre histoire, au respect de la parole donnée, à une politique qui protège et qui grandit », écrit-il.
Sur le document rédigé par l’ancien secrétaire départemental du parti Les Républicains (par ailleurs très proche du maire de Cannes David Lisnard,fondateur de Nouvelle énergie), pas de logo de formation politique !
Et pour cause. Frédéric Maquelier n’a sollicité aucune investiture. C’est donc sans étiquette qu’il tentera de s’imposer une seconde fois dans les urnes dans la cité de l’Archange face aux trois autres candidats déclarés: Emmanuelle Cocusse (conseillère municipale d’opposition du groupe Ma ville, ma planète), Olivier Revah (l’animateur local d’Horizons, le parti de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe) et Guillaume Jublot (l’ancien directeur général du Syndicat mixte du Grand site de l’Estérel).
Face à lui, il n’aura pas de candidat du Rassemblement National, le parti de Marine Le Pen ayant décidé de ne présenter personne face au président d’Estérel-Côte d’Azur Agglomération (allié localement au maire RN de Fréjus David Rachline, dans le cadre d’un «pacte de gouvernance » communautaire en vigueur au sein de la collectivité.
[Source VM 260128]
Emmanuelle COCUSSE
en campagne électorale 2026
Emmanuelle COCUSSE
Ma ville, ma planète
Emmanuelle COCUSSE Saint-Raphaël
Elle figurait en 7ème position de la liste ‘‘Ma ville, ma planète’’pour les élections municipales de 2020 à Saint-Raphaël.
Cette fois, le groupe, – «qui est avant tout un collectif, on ne met pas quelqu’un au-dessus des autres » – a naturellement choisi Emmanuelle Cocusse pour livrer le combat politique en tant que tête de liste.
Elle mène déjà la bataille en conseil municipal et arrive ainsi logiquement devant les électeurs, dans deux mois, pour présenter «un programme à l’opposé » de ce que propose l’actuelle majorité municipale.
Quand l’idée de présenter votre candidature a-t-elle germé ?
Il n’y a pas eu de moment précis : c’est la continuité de ce qu’on a fait depuis six ans. Nos valeurs, c’est toujours une liste écologiste et citoyenne, où il n’y a pas d’égo : c’est prévu dans nos statuts de faire tourner les personnes du collectif, de passer la main régulièrement.
Mais là c’est vous qui êtes au devant de la scène malgré tout...
Les copains me l’ont demandé et j’ai accepté. Je ne recherche pas le pouvoir à tout prix, mais j’ai des convictions écologistes profondes et je souhaite nous faire entendre. à Saint-Raphaël, le combat politique est toutefois dur à mener.
De quelle façon allez-vous imposer dans la campagne les thèmes que vous portez ? Quels sont vos atouts personnels ?
Actuellement inspectrice, j’ai environ 250 personnes sous ma responsabilité. Je gère une circonscription pour l’éducation nationale. Par ailleurs, anecdotiquement, j’ai un passé de sportive, j’ai fait treize Ironman, j’ai fait trois fois les championnats du monde à Hawaii, j’ai traversé les Alpes à pied... Je dis ça pour expliquer ma personnalité : je ne lâche pas le morceau. Ce passé-là reste bien présent dans ma façon d’être. J’estime avoir de la persévérance. Quand on décide quelque chose, on va jusqu’au bout de la logique.
Votre liste a-t-elle l’appui du parti des écologistes ?
Je suis militante depuis quarante ans au parti, mais dans le groupe,nous sommes très peu de personnes encartées. Et notre liste ne l’est pas, elle est ouverte.
Mais qualifiriez-vous votre candidature d’écologiste ?
Oui, notre projet l’est. Penser global, agir local. Aujourd’hui, il est impossible de ne pas agir face au dérèglement climatique. L’été dernier, il y a eu 59 nuits tropicales à Saint-Raphaël. Donc, pour nous, l’échelle municipale est indispensable. C’est un levier d’action pour la transition écologique. On va droit dans un mur,donc l’écologie est notre boussole.
Donc, pour la ville, quels sont vos projets ?
On veut, pour Saint-Raphaël, restaurer, protéger, valoriser. C’est notre credo. Et améliorer les conditions de vie des habitants. Pour cela, nous disons avant tout stop au béton et à l’artificialisation des sols. Il y a 210 000 nouveaux mètres carrés prévus au nouveau Plan local d’urbanisme (PLU) qui vient d’être voté, pour seulement 110 habitants de plus par année, pour les dix prochaines années. ça n’a pas de sens. On a tout un tas de mesures (limiter l’emprise au sol, généraliser les espaces boisés classés,inciter à transformer les logements peu ou pas occupés à l’année en logements accessibles, etc.) que l’on propose aussi.
Que reprochez-vous à la municipalité actuelle ?
Des finances dégradées, il suffit de lire le rapport de la Cour des comptes. Ou par ailleurs, en se baladant en ville, on voit que le nombre d’arbres diminue. Mon premier combat que je menais pour cette ville, c’était sauver les arbres : et ça le reste. La particularité de Saint-Raphaël, c’était la trame arborée. Et on la voit peu à peu disparaître.
La loi oblige pourtant à replanter un arbre pour tout arbre déraciné...
Oui mais les arbres matures, comme les magnifiques pins, sont remplacés par de petits moignons qu’on met en général dans des pots, et qui ne pousseront plus avec le nouveau climat. Ces arbres ont mis 60 à 80 ans à pousser !
Y a-t-il des sujets autres que concernant l’écologie, portés par la municipalité actuelle, contre lesquels vous vous élevez ?
En plus du ‘‘stop béton’’ et de la revégétalisation que nous proposons, il y a aussi la transparence démocratique, intégrité, ou encore la sobriété. Par exemple, le projet de « musée du bikini » (le musée Miss France, NDLR.) à 10 millions d’euros, ça ne nous va pas du tout. Pourquoi le contribuable raphaëlois va payer la salle entièrement consacrée aux logos Miss France ou le maintien pendant 10 ans des vieilles robes de l’émission de télé à température et hygrométrie constantes ? Ou encore « la Promenade du Belge » (la Promenade des bains, NDLR.) à 100 millions d’euros : une bande de béton avec des arbres exotiques, importés de loin, sans prendre en compte l’écosystème...Toujours au sujet de la sobriété que nous réclamons, le maire a-t-il vraiment besoin d’une grosse voiture avec chauffeur ? Dans bien des villes, le maire se déplace plus simplement...
Votre liste est-elle au complet ?
Pas encore. Ce n’est pas toujours facile, pour beaucoup de gens, de montrer de l’intérêt publiquement pour notre projet. C’est dommage.
Bio express
Née le 17 décembre 1968 à Juvisy (Essonne).
Mariée, quatre enfants.
Élue municipale depuis deux ans environ.
Métier : d’abord institutrice à Camail et aux Plaines, directrice d’école à Jean-Moulin et à Monge Roustan, puis conseillère pédagogique avant d’être aujourd’hui inspectrice de l’éducation nationale.
Candidate dont le groupe est sans étiquette, mais elle a personnellement sa carte au sein du groupe politique des écologistes depuis 40 ans.
Contact: www.mavillemaplanete.org
[Source VM 260104]
Guillaume JUBLOT
en campagne électorale 2026
Guillaume JUBLOT
"Croire et Faire pour les Raphaëlois"
Guillaume JUBLOT Saint-Raphaël
Au mois de mars dernier, Guillaume Jublot lançait son mouvement ‘‘Idéal républicain’’, avec un leitmotiv : «Remettre la République au cœur du village ». Il assurait : «Aucun lien avec les municipales 2026 ».
Changement de cap et d’ambitions... «Il y a dans une vie des moments où l’on sent que quelque chose bascule, des moments où l’on ne peut plus se contenter de regarder, d’espérer ou de commenter. Les Raphaëlois méritent mieux que l’immobilisme, la façade, la peur de déplaire. Ils méritent une renaissance ».
L’ancien candidat LR aux législatives 2022 (1) se lance dans la campagne et mènera la liste sans étiquette ‘‘Croire et Faire pour les Raphaëlois - Les Raphaëlois avant tout’’.
Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?
Quand je suis arrivé à Saint-Raphaël il y a sept ans, je ne venais pas pour passer. Je ne venais pas pour quelques mois ou pour un contrat. Je venais pour m’enraciner, pour servir et pour construire. Avant cela, j’avais passé plusieurs années à la mairie de Draguignan comme directeur général des services. Nous avions transformé, modernisé, rassemblé. Puis, comme cela arrive parfois en politique,je n’ai pas été reconduit. Et c’est à ce moment-là que le Président Nicolas Sarkozy, en privé, a prononcé ces mots à mon encontre : «C’est un homme de confiance, un homme de terrain, un homme solide». Il a recommandé ma candidature auprès du maire de Saint-Raphaël (2). Très vite, j’ai découvert une ville magnifique, un littoral unique, une histoire puissante, mais surtout des habitants profondément attachés à leur terre. J’ai choisi Saint-Raphaël et choisir, c’est aimer deux fois. Pendant sept ans, j’ai appris cette ville, j’ai vu les réussites, mais j’ai aussi vu les fragilités, les lenteurs, les renoncements. Saint-Raphaël s’endort, s’endette et se vide de sa jeunesse. Je suis candidat pour une raison simple : je crois que cette ville mérite mieux.
Que préconisez-vous pour faire mieux ?
Nous ferons venir un campus universitaire et une école hôtelière. Nous transformerons le musée Miss France en logements étudiants pour offrir un véritable souffle à la jeunesse. Nous créerons un fonds de dotation, financé par des mécènes, des entreprises et des particuliers, pour soutenir l’éducation, la culture, le sport et l’environnement. Nous redonnerons vie à chaque quartier, avec des commerces, des espaces de convivialité, des activités régulières. Nous désendetterons la Ville sans augmenter les impôts et nous sortirons de la gestion municipale le golf, les ports et le club de tennis, car le contribuable n’a pas à payer cela. Des délégations de service public bien encadrées assureront un service de qualité sans charge pour les habitants. Nous devons aussi affronter la question de la sécurité avec courage. Pas avec des slogans, mais avec des actes. Je veux une police municipale de proximité, présente de jour comme de nuit. Nous soutiendrons nos entreprises, nos commerçants, nos artisans, nos créateurs et nous relancerons le projet de cars à hydrogène, abandonné sans raison valable. Concernant la jeunesse, nous rendrons à l’Estérel Aréna sa vocation d’origine : un lieu de concerts, de fêtes, d’événements culturels, un lieu de joie, de respiration, un lieu qui nous rassemble. Par ailleurs, je veux instaurer quelque chose d’inédit en France : une obligation de résultats ou de moyens sur nos engagements électoraux. Nous serons comptables, en transparence, devant les Raphaëlois.
Avez-vous trouvé l’ensemble des colistiers nécessaires ?
Ma liste est bien avancée.
Ça sera une liste de rassemblement. La tête de liste, ça sera moi : je suis un homme de droite républicaine, gaulliste, humaniste, sarkozyste. Une droite du courage, du travail, de la responsabilité. J’ai été formé auprès d’Alain Madelin, où j’ai appris la valeur de la liberté et j’ai soutenu Nicolas Sarkozy, parce qu’il incarnait l’autorité républicaine et l’énergie. En 2017, j’ai été suppléant d’un député macroniste (Fabien Matras Ndlr), c’est vrai. Mais je l’étais comme caution sarkozyste, parce que je crois au dialogue sans renier mes convictions. En 2022, j’ai été candidat LR, soutenu par David Lisnard. Ma colonne vertébrale n’a jamais bougé.
Vous auriez pu solliciter l’investiture LR...
Non, je ne suis dans aucun système.
Vous devez sans doute avoir le soutien de Renaud Muselier puisque vous travaillez dorénavant à la Région Sud...
J’ai son soutien mais c’est celui des Raphaëlois qui compte le plus.
Avez-vous tenté un ‘‘rapprochement’’ avec Olivier Revah qui s’est déclaré candidat mi-octobre ?
Non, il n’y a pas d’analogie avec lui. J’ai un avantage sur les autres candidats, c’est que je connais le système de l’intérieur pour avoir travaillé à l’agglomération. Et c’est justement ce système que je veux combattre. Un système où la communication remplace l’action, où la docilité remplace la compétence, où l’allégeance personnelle remplace l’intérêt général, où la démocratie locale est progressivement vidée de sa substance.
1.Dans la 8e circonscriptiondu Var, il réalise le score de 5, 5 % et s’arrêtera au premier tour.
2.Il a été directeur de cabinet de Frédéric Masquelier à la communauté d’agglomération.
Olivier REVAH
en campagne électorale 2026
Olivier REVAH
Liste "Voix Raphaëloises"
Olivier REVAH Saint-Raphaël
«Permettre à la ville de retrouver son âme et son entrain » :l’avocat Olivier Revach candidat aux municipales à Saint-Raphaël
Avocat et Raphaëlois pur jus, Olivier Revah, 51 ans, sera candidat en mars 2026. Parmi ses priorités : rendre son authenticité à la cité de l’Archange.
Il s’apprête à relever l’un des défis les plus importants de sa vie. À bientôt 51 ans, Olivier Revah va concourir pour le poste de maire de la ville qui l’a vu grandir et dans laquelle il a décidé de s’ancrer. Animateur local du parti de l’ancien Premier Ministre Édouard Philippe (Horizons),inquiet de «la dérive autoritaire » qu’il déplore au sein de la commune, ce docteur en droit esquisse pour Var-matin les premiers contours d’un programme d’une trentaine de 30 pages qui vise notamment à rendre à Saint-Raphaël sa joie, son dynamisme… Et son âme.
Quel est votre parcours et quel lien entretenez-vous avec Saint-Raphaël ?
Je suis né à Marseille et ma famille a emménagé ici lorsque j’avais trois ans, en 1977. C’est là que j’ai grandi et que je me suis construit. J’ai été élève à l’école du Petit Défends, au collège de l’Estérel, puis au lycée Saint-Exupéry avant d’aller poursuivre mes études de Droit à Aix-en-Provence (il est docteur endroit et titulaire de deux masters 2, NDLR). En 2001, après mes études, j’ai passé plusieurs années dans les Balkans où j’ai œuvré pour la protection des populations vulnérables et le développement de la démocratie pour le compte de l’OSCE(organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, NDLR),puis pour l’Union Européenne. Au terme de ces missions qui ont duré cinq ans, j’ai décidé de rentrer à Saint-Raphaël pour m’installer définitivement avec ma femme et mes enfants et achever mon parcours universitaire. Ici, j’exerce la profession d’avocat spécialisé dans le droit maritime et le droit des affaires. Mon rapport avec Saint-Raphaël est très fort et très intime.
Serez-vous officiellement soutenu par Horizons ?
De toute évidence, j’aurai son soutien moral. Pour le reste, la commission d’investiture tranchera au mois de décembre. J’ai d’ores et déjà fait la demande. Je n’ai pas sollicité d’autres formations. Mais je sais pouvoir compter sur la bienveillance des formations centristes. Sur la liste que je présenterai prochainement, un large bloc central sera représenté. Il s’étendra d’une gauche modérée à une droite libérale affirmée, avec des personnes compétentes et honnêtes.
Comment jugez-vous l’action du maire Frédéric Masquelier ?
Il a mené un certain nombre de projets structurels positifs. Mais rapidement, j’ai eu l’intuition que l’âme de la ville se perdait. Elle est comme muselée. Le centre et les quartiers ont perdu leur entrain. Des sommes folles sont dépensées pour organiser des feux d’artifice et amuser les touristes en été. Puis, en hiver, les rues sont désertées. Ce qu’il faut, c’est permettre aux forces raphaëloises de s’exprimer pour que la commune retrouve son entrain.
Que préconisez-vous pour y parvenir ?
Il suffit d’un peu de connaissance de l’identité de la ville et d’écoute de sa population. Je propose, par exemple, de faire confiance aux Raphaëlois en décentralisant certaines décisions qui concernent les quartiers. Que ce soit à Valescure, à Boulouris, au Trayas, à Anthéor ou encore à Agay, les habitants doivent pouvoir décider des aménagements de proximité en votant l’affectation de budgets participatifs.
Comment rendre au centre-ville son entrain ?
Nous proposons la piétonnisation d’un vaste secteur qui englobe la mairie, le centre culturel, le boulevard Félix-Martin. Il faut que les gens se réapproprient cet espace. Cela se traduira par la suppression d’une dizaine de places de stationnement en surface, tout au plus. Les véhicules pourront se stationner dans des parkings relais, à Saint-Exupéry ou encore à Santa-Lucia où des tonnelles surplombées de panneaux solaires permettront de garder les véhicules à l’ombre tout en produisant de l’électricité. Bien sûr, les parkings Bonaparte et de la Gare resteront accessibles. Les locaux commerciaux préemptés par la Ville doivent être rendus au commerce. Piétonnisées et généreusement végétalisées, les rues seraient ainsi plus attractives. Les commerçants, que nous soutiendrons, gagneront ainsi des clients et de nouvelles boutiques ouvriront. Le parking souterrain de la place Coullet sera réservé aux commerçants pour leur faciliter la vie. Un service de transport de proximité assuré par de petits véhicules électriques sur le mode des diablines d’Aix-en-Provence permettra aux gens de se déplacer sans effort et gratuitement, s’ils le souhaitent.
Comment jugez-vous le travail effectué sur la Promenade des bains ?
Il y a des fautes de goût. On a enchâssé la vue. Il n’y a plus aucune perspective… Avec ses nouvelles dimensions, l’épi Dianane permet plus d’apercevoir le Lion de mer, depuis certains endroits. Surtout, cet aménagement est odieusement cher, par rapport à ce qu’il apporte. La situation financière de la Ville n’est pas bonne. Notre capacité de désendettement est passée de 18,2 années en 2023 à 32,33 années en 2024. C’est inquiétant, lorsqu’on sait que le seuil critique est fixé à 12 années. À titre de comparaison, la capacité de désendettement de Cannes en 2024 n’était que de 2,4 années.
Que vous inspire l’enquête ouverte par la Justice sur le management au sein de la commune, qualifié par certains de toxique ?
Beaucoup de Raphaëlois ont l’impression qu’une chape de plomb s’est abattue sur la Ville. Ne pas le constater relèverait du déni. Pour notre part, nous éprouvons les pires difficultés à trouver un établissement qui accepte d’accueillir nos réunions. Il est évident qu’il existe une figure autoritaire qui est celle du maire. Elle dépasse l’exercice normal de ses prérogatives. À mon sens, nous assistons à une dérive autoritaire. Au sein de l’administration municipale, on m’a rapporté une politique de ressources humaines qui est sujette à caution et qui procède d’un inconfort pour une grande partie des fonctionnaires. La situation mérite un éclaircissement et, surtout, l’apaisement pour le bien-être des agents. Car si les maires changent, eux restent.
[Source VM 251014]





